Un tableur partagé est gratuit, immédiat, et personne n’a besoin d’apprendre à s’en servir. C’est la solution la plus rationnelle des trois premières semaines, et il n’y a aucune raison de s’en priver au démarrage.
La question n’est donc pas « lequel est meilleur », mais « à partir de quand le tableau coûte plus qu’il ne rapporte ». Cette page compare honnêtement les deux, y compris là où le tableur gagne.
Ce qu’un tableur fait mieux
Autant le dire d’emblée : sur trois points, rien ne le bat.
- La liberté de structure. Vous inventez vos colonnes, vos formules, vos codes couleur, sans demander la permission à personne.
- Le calcul. Une colonne « prix au mètre carré » ou « coût total avec frais » se crée en dix secondes et se recopie sur toute la liste.
- Le coût et la portabilité. C’est gratuit, c’est exportable, et vous ne dépendez d’aucun éditeur.
Où il casse, et pourquoi c’est toujours le même endroit
Le tableur gère très bien des lignes de texte. La recherche immobilière, elle, produit surtout autre chose : des photos, prises pendant la visite, avec le téléphone, dans un couloir mal éclairé.
Une photo ne rentre pas dans une cellule. Elle finit donc ailleurs — pellicule du téléphone, fil de messagerie, dossier partagé — et se désolidarise du bien qu’elle documente. Trois semaines plus tard, on a quarante photos et plus aucune idée de quel appartement était lequel.
Le deuxième point de rupture est la saisie mobile. Remplir une ligne de tableau sur un téléphone, debout, à la sortie d’une visite, avec l’agent immobilier qui attend : personne ne le fait. On se dit qu’on le fera le soir, et le détail qui comptait a disparu.
Le troisième est la disparition de l’annonce. Quand le bien est retiré du site, le lien collé dans la cellule ne mène plus nulle part. Le prix, les photos et le descriptif s’évaporent — et c’est précisément le bien qu’on voulait comparer.
Le comparatif, poste par poste
À usage égal — un couple, une recherche de six à douze mois, une quinzaine de biens visités.
| Usage | Tableur partagé | Application dédiée |
|---|---|---|
| Créer une ligne pour un bien | Immédiat | Immédiat |
| Colonnes et calculs sur mesure | Illimité | Limité au modèle prévu |
| Photos de visite rattachées au bien | Non — elles vivent ailleurs | Oui, avec le bien |
| Saisie depuis le téléphone, en visite | Pénible | Prévu pour |
| Contenu conservé si l’annonce est retirée | Non | Oui |
| Voir qui a modifié quoi | Historique peu lisible | Attribué à chacun |
| Rappels et suivi des relances | À faire soi-même | Intégré |
| Coût | Gratuit | Gratuit puis payant |
| Sortie des données | Immédiate | Export à vérifier |
Le vrai critère : combien de biens, et pendant combien de temps
En dessous de cinq biens et d’un mois de recherche, le tableur suffit largement, et basculer serait du zèle.
Au-delà d’une quinzaine de biens et de quelques mois, la charge s’inverse : le temps passé à maintenir le tableau, à retrouver les photos et à réexpliquer à l’autre ce qu’on a vu dépasse le temps que le tableau fait gagner. C’est en général à ce moment-là qu’un des deux arrête de le remplir — et le tableau meurt sans que personne ne le dise.
Le signe le plus fiable n’est pas le nombre de lignes : c’est la question « c’était lequel, celui avec la cuisine sombre ? ». Quand elle revient, l’outil ne fait plus son travail.
Ce que fait NotreToit, précisément
NotreToit est un espace partagé entre deux personnes qui cherchent le même logement. Chaque bien porte son prix, ses photos de visite, les annotations de chacun, les contacts et l’avancement du financement. Les deux personnes voient la même chose, en temps réel, depuis leur téléphone.
Ce n’est pas un tableur amélioré : il n’y a pas de colonnes à inventer, et si vous avez besoin d’un calcul particulier, un tableur restera meilleur. C’est un outil de mémoire partagée pour une recherche qui dure. Ce que chaque formule contient est détaillé sur la page des tarifs, et la façon dont une recherche à deux s’organise est décrite à part.
Questions fréquentes
Peut-on commencer par un tableur puis basculer ?
Oui, et c’est le parcours le plus fréquent. Les biens déjà visités se ressaisissent en quelques minutes ; ce qu’on ne récupère pas, ce sont les photos éparpillées et le contexte qu’on a oublié. Basculer tôt coûte moins cher que basculer tard.
Un tableur n’est-il pas plus sûr pour mes données ?
Cela dépend d’où il est hébergé, exactement comme pour une application. Les données de NotreToit sont hébergées dans l’Union européenne et supprimées trente jours après la clôture du compte ; la page Confidentialité détaille ce qui est conservé et pourquoi.
Que se passe-t-il si l’un des deux ne joue pas le jeu ?
Le problème n’est pas l’outil. Cela dit, une application où l’ajout d’un bien prend dix secondes depuis le téléphone est nettement moins exigeante qu’un tableau à quinze colonnes : la marche à franchir est plus basse, donc plus souvent franchie.
Peut-on exporter ses données ?
Oui. C’est un droit prévu par le RGPD, et la question mérite d’être posée à n’importe quel éditeur avant de s’engager. Un outil qui ne répond pas clairement là-dessus est un outil dont il faut se méfier.
Et une application de notes partagée ?
C’est l’intermédiaire naturel, et il souffre du défaut inverse du tableur : les photos sont bien rattachées, mais rien ne se compare. Retrouver le moins cher des biens vus, ou trier par surface, redevient manuel.